Baromètre de conformité des boutiques en ligne

1 387 boutiques en ligne françaises lues une à une, le 26 septembre 2026 : ce que leurs mentions légales et leurs conditions générales de vente disent au consommateur, et ce qu'elles oublient.

Vague de septembre 2026 · publiée le 26 septembre 2026 · données ouvertes sous licence CC BY 4.0 · télécharger le fichier CSV

25,1 %

renvoient encore à la plateforme européenne de règlement des litiges, fermée depuis le 20 juillet 2025

IC 95 % : entre 22,5 et 27,8 %

45,3 %

ne désignent aucun médiateur de la consommation, pourtant obligatoire

IC 95 % : entre 42,3 et 48,4 %

3 %

annoncent un délai de rétractation inférieur aux 14 jours légaux

IC 95 % : entre 2,1 et 4,2 %

17,9 %

n'ont aucune condition générale de vente que notre robot ait pu trouver depuis leur page d'accueil

248 boutiques sur 1387

Sauf mention contraire, les pourcentages portent sur les 1 037 boutiques dont les pages légales ont pu être lues en entier. IC 95 % : intervalle de confiance à 95 %. La marge d'erreur du robot est publiée plus bas.

La plateforme européenne des litiges a fermé, 25,1 % des boutiques y renvoient encore

Depuis 2016, le règlement (UE) n° 524/2013 obligeait tout vendeur en ligne à afficher un lien vers la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges, dite RLL. Le règlement (UE) 2024/3228 l'a abrogé : la plateforme n'accepte plus de plainte depuis le 20 mars 2025 et a fermé le 20 juillet 2025. Un consommateur qui suit ce lien aujourd'hui ne peut plus rien y déposer.

Deux mois après la fermeture, 25,1 % des boutiques mesurées renvoient encore à cette plateforme dans leurs pages légales, et 16,4 % le font par un lien cliquable. L'écart entre plateformes techniques dépasse la marge d'erreur : 36,1 % des boutiques Magento contre 12 % des boutiques WooCommerce.

Part des boutiques qui renvoient à la plateforme fermée, par plateforme technique (effectif entre parenthèses)
  • Shopify (226)30,1 %
  • PrestaShop (415)19,5 %
  • WooCommerce (75)12 %
  • Magento (108)36,1 %
  • Autres plateformes (213)29,6 %
Voir le tableau
CatégoriePartEffectifIC 95 %
Shopify (226)30,1 %68 / 22624,5 à 36,4 %
PrestaShop (415)19,5 %81 / 41516 à 23,6 %
WooCommerce (75)12 %9 / 756,4 à 21,3 %
Magento (108)36,1 %39 / 10827,7 à 45,5 %
Autres plateformes (213)29,6 %63 / 21323,9 à 36 %

Médiateur de la consommation : obligatoire, absent chez 45,3 % des boutiques

La médiation de la consommation est gratuite pour le consommateur et obligatoire pour le professionnel. Le vendeur doit donner les coordonnées du médiateur dont il relève et l'adresse de son site internet, sur son site et dans ses conditions générales de vente (articles L612-1, L616-1 et R616-1 du Code de la consommation).

Médiateur consommationPart des boutiquesIC 95 %
Nommé, avec ses coordonnées ou son site38,8 %entre 35,8 et 41,8 %
Évoqué sans être nommé15,9 %entre 13,8 et 18,3 %
Aucune mention45,3 %entre 42,3 et 48,4 %

« Évoqué sans être nommé » désigne une phrase du type « le client peut recourir à un médiateur de la consommation », sans dire lequel : le consommateur ne sait pas à qui s'adresser, et l'obligation n'est pas remplie. D'une plateforme technique à l'autre, les écarts restent dans la marge d'erreur.

Part des boutiques sans aucune mention d'un médiateur, par plateforme technique
  • Shopify (226)43,8 %
  • PrestaShop (415)47,5 %
  • WooCommerce (75)56 %
  • Magento (108)38,9 %
  • Autres plateformes (213)42,3 %
Voir le tableau
CatégoriePartEffectifIC 95 %
Shopify (226)43,8 %99 / 22637,5 à 50,3 %
PrestaShop (415)47,5 %197 / 41542,7 à 52,3 %
WooCommerce (75)56 %42 / 7544,7 à 66,7 %
Magento (108)38,9 %42 / 10830,2 à 48,3 %
Autres plateformes (213)42,3 %90 / 21335,8 à 49 %

Parmi les 402 boutiques qui nomment leur médiateur, quelques organismes se partagent l'essentiel du marché. À notre connaissance, cette répartition n'est publiée nulle part ailleurs : la liste des médiateurs de la consommation référencés par la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation dit qui peut être choisi, pas qui l'est.

Médiateurs désignés, en part des boutiques qui en nomment un
  • CM2C24,1 %
  • Médiateur du e-commerce (FEVAD)17,7 %
  • SAS Médiation Solution10,9 %
  • AME Conso10,2 %
  • CMAP7,5 %
  • CNPM Médiation Consommation6,2 %
  • Medicys5,2 %
  • Médiation Vivons Mieux Ensemble3 %
  • Autres médiateurs15,2 %
Voir le tableau
CatégoriePartEffectifIC 95 %
CM2C24,1 %97 / 402n.d.
Médiateur du e-commerce (FEVAD)17,7 %71 / 402n.d.
SAS Médiation Solution10,9 %44 / 402n.d.
AME Conso10,2 %41 / 402n.d.
CMAP7,5 %30 / 402n.d.
CNPM Médiation Consommation6,2 %25 / 402n.d.
Medicys5,2 %21 / 402n.d.
Médiation Vivons Mieux Ensemble3 %12 / 402n.d.
Autres médiateurs15,2 %61 / 402n.d.

Pour choisir un médiateur, la liste officielle est tenue par le ministère de l'Économie : médiation de la consommation sur economie.gouv.fr.

Délai de rétractation : 14 jours depuis 2014, 3 % des boutiques affichent moins

Le droit de rétractation permet de renoncer à un achat à distance sans motif. Son délai est de 14 jours depuis la loi du 17 mars 2014, qui a remplacé les sept jours de l'ancien régime (article L221-18 du Code de la consommation). Un vendeur peut accorder davantage, jamais moins.

95,1 % des boutiques évoquent ce droit dans leurs pages légales, et 85,2 % indiquent un délai d'au moins 14 jours, parfois étendu à 30 jours par geste commercial. À l'inverse, 3 % annoncent un délai plus court, le plus souvent les « sept jours francs » d'avant 2014, restés dans des conditions générales jamais mises à jour. Le consommateur garde ses 14 jours, mais un texte qui en annonce sept peut le décourager de les faire valoir.

Part des boutiques qui annoncent un délai inférieur à 14 jours, par plateforme technique
  • Shopify (226)0,9 %
  • PrestaShop (415)4,6 %
  • WooCommerce (75)2,7 %
  • Magento (108)1,9 %
  • Autres plateformes (213)2,8 %
Voir le tableau
CatégoriePartEffectifIC 95 %
Shopify (226)0,9 %2 / 2260,2 à 3,2 %
PrestaShop (415)4,6 %19 / 4153 à 7 %
WooCommerce (75)2,7 %2 / 750,7 à 9,2 %
Magento (108)1,9 %2 / 1080,5 à 6,5 %
Autres plateformes (213)2,8 %6 / 2131,3 à 6 %

Qui vend ? Numéro d'entreprise, société active, hébergeur

Les mentions légales d'un site internet marchand doivent permettre d'identifier le vendeur. 79,4 % des boutiques affichent un numéro SIREN, SIRET ou de TVA français valide, que nous avons vérifié dans le répertoire Sirene par son numéro, jamais par son nom. 1 de ces numéros correspondent à une entreprise cessée, alors que la boutique vend toujours. Les boutiques sans numéro français sont souvent exploitées depuis un autre pays de l'Union : elles doivent alors afficher leur propre numéro d'immatriculation.

68,9 % des boutiques nomment leur hébergeur. Côté sécurité, 99,9 % servent leur site en HTTPS, mais seules 25,6 % protègent leur nom de domaine contre l'usurpation d'adresse e-mail par une politique DMARC active, ce qui laisse aux fraudeurs la possibilité d'envoyer de faux e-mails au nom de la boutique.

Grandes et petites boutiques

Le classement Tranco range les sites par audience : le tableau compare les boutiques selon leur rang. Les sites les plus visités bloquent plus souvent les robots, ce qui réduit leur effectif mesuré (voir la méthode).

Rang TrancoBoutiquesPlateforme fermée citéeSans médiateurDélai inférieur à 14 jours
1 à 100 0003441,2 %23,5 %2,9 %
100 001 à 500 00031925,7 %43,6 %2,8 %
500 001 à 1 000 00068424 %47,2 %3,1 %

Comment savoir si un site est fiable avec ces critères

Aucun critère ne suffit seul, mais les pages légales en disent long sur le sérieux d'un vendeur. Avant de payer, vérifiez qu'elles nomment l'entreprise et son numéro, qu'elles désignent un médiateur précis, qu'elles annoncent 14 jours de rétractation au moins, et qu'elles ont été relues depuis juillet 2025 (plus de renvoi à la plateforme européenne fermée).

Pour vérifier un site en quelques secondes, avec son ancienneté, son certificat et son identité légale : vérifier un site sur Temovio.

Méthode, marge d'erreur et limites

Population. Tous les noms de domaine en .fr du classement Tranco (liste L5PZ4), soit 10 058 domaines. Un site est retenu comme boutique s'il tourne sur une plateforme de commerce avec un panier ou des prix, ou s'il affiche un panier et des prix. Sont écartés, par le code d'activité de leur numéro SIREN, les services qui ne vendent pas de biens en ligne : administrations, banques et assurances, télécoms, jeux d'argent, transport, informatique, location, intérim, enseignement, santé et associations. Résultat : 1 387 boutiques.

Lecture. Le robot, TemovioBot, se déclare comme tel et respecte le fichier robots.txt de chaque site. Il lit la page d'accueil, les pages légales qu'elle lie et, à défaut, les adresses courantes des principales plateformes. Il ne lit ni le JavaScript ni les PDF. Une page légale interdite par robots.txt, illisible, en PDF ou dans une autre langue que le français, ou l'absence de conditions générales de vente trouvables, rendent les critères de contenu « non mesurés » : la boutique sort du calcul au lieu d'être déclarée non conforme. C'est le cas de 350 boutiques.

Couverture. Sur les domaines vus, 15,7 % bloquent les robots, 4,7 % n'affichent leur contenu qu'en JavaScript et 1,4 % interdisent leur page d'accueil aux robots. Le blocage dépend de l'audience : 23,3 % des domaines de rang 1 à 100 000, 22 % des domaines de rang 100 001 à 500 000, 15,8 % des domaines de rang 500 001 à 1 000 000. Les boutiques les plus visitées sont donc moins représentées que leur poids réel.

Marge d'erreur. Échantillon de contrôle : 100 boutiques tirées au hasard dans la vague, jamais utilisées pour régler le robot, relues à l'aveugle avec un outil de lecture distinct du robot (relecture assistée par IA) ; chaque désaccord a été arbitré en revenant à la page source. Le tableau donne, pour chaque critère, la part des boutiques où le robot se trompe. Ses erreurs vont presque toutes dans le même sens : il conclut à une absence quand l'information existe. Les taux de non-conformité publiés sont donc plutôt surestimés que sous-estimés.

Précision de la population. Sur les 98 sites relus, 18 n'étaient pas des boutiques au sens du baromètre malgré un panier ou des prix affichés. Sur cet échantillon, retirer les 18 sites qui ne sont pas des boutiques (sites réservés aux professionnels, presse, services) déplace les taux publiés d'environ 2 points : 23,8 % au lieu de 21,1 % pour le renvoi à la plateforme européenne, 42,9 % au lieu de 45,1 % pour l'absence de médiateur.

CritèreBoutiques reluesErreur du robot
Mentions légales accessibles796,3 %
Conditions générales de vente accessibles798,9 %
SIREN affiché631,6 %
Médiateur mentionné634,8 %
Médiateur nommé639,5 %
Droit de rétractation évoqué630 %
Délai d'au moins 14 jours636,3 %
Délai inférieur à 14 jours631,6 %
Renvoi à la plateforme européenne633,2 %
Hébergeur nommé6311,1 %

Identité. Le numéro SIREN est celui que le site affiche, vérifié dans Sirene par son numéro. Nous ne republions pas les noms tirés du répertoire, que l'Insee protège pour les entrepreneurs individuels.

Télécharger les données

Le fichier contient une ligne par boutique : domaine, rang Tranco, plateforme, état des pages légales, SIREN affiché et état Sirene, médiateur, délais de rétractation, renvoi à la plateforme européenne, hébergeur, SPF et DMARC, et l'adresse des pages qui font preuve. Chaque vague est figée à sa publication ; la suivante paraîtra au prochain trimestre.

conformite-boutiques-en-ligne-2026-09.csv, licence Creative Commons BY 4.0. Citation suggérée : « Temovio, baromètre de conformité des boutiques en ligne, vague 2026-09, www.temovio.com/conformite-boutiques-en-ligne ».

Une ligne vous paraît fausse ? Écrivez à contact@temovio.com avec le domaine et le critère : la page est relue et, si besoin, remesurée à la vague suivante.

Temovio

Temovio publie des avis clients dont la provenance est vérifiée et mesure la fiabilité des sites marchands. Ce baromètre est produit par nos outils de vérification ; sa méthode, ses règles de lecture et sa marge d'erreur sont publiées avec lui. Notre méthodologie · À propos

Questions fréquentes

Une boutique en ligne doit-elle encore afficher un lien vers la plateforme européenne de règlement des litiges ?

Non. Le règlement (UE) n° 524/2013 qui imposait ce lien a été abrogé par le règlement (UE) 2024/3228. La plateforme n'accepte plus de plainte depuis le 20 mars 2025 et a fermé le 20 juillet 2025. Le lien et la clause qui l'accompagne peuvent être retirés des conditions générales de vente et des mentions légales. L'obligation de désigner un médiateur de la consommation, elle, reste entière.

Le médiateur de la consommation est-il obligatoire pour un site de vente en ligne ?

Oui. Le Code de la consommation donne au consommateur le droit de recourir gratuitement à un médiateur (article L612-1) et oblige le professionnel à communiquer les coordonnées du ou des médiateurs dont il relève, ainsi que l'adresse de leur site internet, de manière visible et lisible, notamment sur son site et dans ses conditions générales de vente (articles L616-1 et R616-1). Écrire seulement que le client « peut recourir à un médiateur » sans le nommer ne suffit pas.

Quel est le délai de rétractation pour un achat en ligne ?

Quatorze jours, à compter de la réception du bien (article L221-18 du Code de la consommation). Ce délai a remplacé les sept jours de l'ancien régime avec la loi du 17 mars 2014. Un vendeur peut accorder plus, jamais moins. Certains produits en sont exclus, comme les biens personnalisés ou les contenus numériques téléchargés après accord exprès.

Comment Temovio mesure-t-il la conformité d'une boutique ?

Un robot qui se déclare comme tel et respecte le fichier robots.txt lit la page d'accueil, puis les mentions légales, les conditions générales de vente et la page des retours. Il relève ce que ces pages disent, avec l'adresse de la page qui en fait preuve. Quand une page légale n'a pas pu être lue, le critère est noté non mesuré, jamais absent. Un échantillon est relu indépendamment pour publier une marge d'erreur.

Ma boutique figure dans le baromètre : comment faire corriger une ligne ?

Écrivez à contact@temovio.com en indiquant le domaine et le critère contesté. Nous relisons la page concernée, et si la mesure était fausse ou si la page a été corrigée depuis, la ligne est remesurée dans la vague suivante et la correction est signalée dans le fichier.